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L’essence de la vie chrétienne

Avant de lire les quelques pensées qui suivent, prends le temps de lire attentivement Marc 8 : 27 à 9 : 8.

Depuis que le Seigneur Jésus a appelé ses douze disciples pour qu’ils « viennent à lui » et « pour être avec lui » (Marc 3:13-14) il ne cesse de se révéler à eux en particulier en les formant par ce qu’il a fait et par son enseignement. C’est ainsi qu’il les prépare au service pour lequel il les enverra par la suite (Jean 20:21 et Matt. 28:19-20).
Dans le passage qui est devant nous, le Seigneur Jésus se trouve avec ses disciples tout au nord du pays d’Israël, aux alentours de Césarée de Philippe. Peu après, il entamera son dernier voyage à Jérusalem, ce chemin dans lequel il rencontrera l’opposition toujours plus forte de la part des hommes, et où il traversera finalement les souffrances extrêmes de la croix.

La part du disciple du Seigneur Jésus

C’est à ce moment, ayant à l’esprit tout le poids de l’œuvre qu’il allait accomplir à Jérusalem, que le Seigneur Jésus amène pour ainsi dire la formation de ses disciples à son comble. Par ses questions, par ses paroles et par la révélation sur la montagne, il leur montre ce qu’est la part de son disciple.
On réalise facilement que l’enseignement du Seigneur est aussi valable pour tous ses rachetés aujourd’hui. A chacun de nous qui sommes sauvés par la grâce, le Seigneur Jésus désire montrer en quoi consiste la vie chrétienne et quelle est notre part comme disciple, maintenant dans ce monde et bientôt dans la gloire.
Nous pouvons distinguer 3 grandes parties dans ce passage :
1.   8:27-30 : D’abord le Seigneur Jésus attire notre attention sur la question : « Qui dites-vous que je suis ? » (v. 29). C’est le point central, la chose essentielle : notre connaissance du Seigneur Jésus et la place qu’il a dans notre vie et dans notre cœur.
2.   8:31-38 : Ensuite il nous présente son chemin d’obéissance dans lequel il a connu l’opposition et la souffrance. Si nous suivons le Seigneur Jésus par amour pour lui, nous connaîtrons le même chemin dans ce monde. Il n’y a pas d’autre chemin pour le disciple de Jésus Christ.
3.   9:1-8 : Pour finir, le Seigneur Jésus fait voir à Pierre, Jacques et Jean sa gloire dans le royaume de Dieu, quand il est transfiguré devant eux sur la montagne. C’est ainsi que le Seigneur nous encourage, montrant que nous avons part à la gloire qu’il revêt déjà maintenant au ciel et qui sera bientôt manifestée à tous les hommes.

Avant tout une relation vivante

Face aux multiples points de vue des hommes, qui ne voient en Jésus Christ qu’un homme comme les autres ou tout au plus un homme parmi les plus excellents, le Seigneur sonde le cœur de ses disciples ainsi que le nôtre. Qui est Jésus Christ pour moi, pour toi ? Est-il pour nous aussi le Christ, c’est-à-dire l’Oint, celui qui est « choisi et précieux auprès de Dieu » (1 Pierre 2:4) ? Oh, que notre Sauveur et Seigneur puisse toujours avoir ce même prix pour nos cœurs !
Oui, la vie chrétienne n’est pas un ensemble de règles à suivre, ni une succession de services à accomplir avec zèle, mais une relation vivante et excellente avec Jésus Christ. Paul l’a exprimé ainsi  : « pour moi, vivre c’est Christ » (Phil. 1:21). Dans la même épître il a écrit que les choses qui étaient autrefois pour lui un gain (sa descendance, son appartenance à un groupe aux doctrines les plus exactes, son zèle dans l’activité pour Dieu, sa moralité), il les regardait maintenant comme une perte « à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus, son Seigneur » (Phil. 3:8). Il les estimait même comme des ordures afin de gagner Christ, c’est-à-dire pour être en lui et pour le connaître lui.
Que notre amour pour le Seigneur Jésus puisse abonder de plus en plus pour « discerner les choses excellentes » (Phil. 1:9). Ces choses excellentes ne sont pas en premier lieu notre service pour le Seigneur, aussi important qu’il soit. C’est de connaître le Seigneur Jésus toujours plus, de lui être rendu semblable et de le saisir, comme Paul disait : « je poursuis, cherchant à le saisir, vu aussi que j’ai été saisi par le Christ » (Phil. 3:12).

Tout perdre pour gagner ce qui est vraiment la vie

Si le Seigneur Jésus est tout pour nous, nous le suivrons par amour tous les jours de notre vie sur la terre. Mais le Seigneur ne nous cache pas dans quel chemin il a marché : « Il faut que le fils de l’homme souffre beaucoup, et qu’il soit rejeté des anciens et des principaux sacrificateurs et des scribes, et qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite après trois jours » (Marc 8:31). C’est un chemin de souffrances, de rejet et de mort.
Notre chair s’opposera toujours à un tel chemin (voir v. 32-33). Mais le Seigneur nous montre que ce chemin à sa suite, dans lequel nous devons nous renoncer nous-mêmes – c’est-à-dire mettre notre propre volonté et nos propres plans de côté –, est le seul chemin dans lequel nous pouvons sauver notre vie. Si nous vivons pour nous-mêmes et pour les choses de cette terre nous perdrons tout. Mais si nous mettons de côté nos propres intérêts par amour pour le Seigneur et pour l’évangile, nous goûterons la vie en abondance que le Seigneur Jésus veut nous donner (Jean 10:10). C’est saisir « ce qui est vraiment la vie » (1 Tim. 6:19).
Ce chemin de renoncement n’est pas attractif en lui-même et il est tout à fait irraisonnable aux yeux des hommes qui « ont leur pensées aux choses terrestres » (Phil. 3:19). Mais celui qui a goûté combien le Seigneur est bon le suivra dans ce chemin « tout joyeux » (Actes 8:39) comme l’Ethiopien. A l’inverse, celui qui regarde aux choses de cette terre et les chérit plus que le Seigneur Jésus finira comme le jeune homme riche, qui « s’en alla tout triste » (Marc 10:22).

Porter notre regard en haut et vers le but

Le chemin du Seigneur Jésus sur cette terre ne s’est pas fini dans la mort. S’il fallait qu’il souffre et qu’il meurt, il fallait aussi « qu’il ressuscite après trois jours » (v. 31) et qu’il « entre dans sa gloire » (Luc 24:26). Oui, celui qui s’est abaissé et qui a été obéissant jusqu’à la mort de la croix, « Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom » (Phil. 2:9).
En étant sur la montagne, avec les trois disciples, le Seigneur Jésus leur fait voir sa gloire. Le fait de voir le Seigneur glorifié a été pour les disciples un encouragement propre à les affermir dans le chemin de la foi. De la même façon le Seigneur aimerait nous encourager dans le chemin à sa suite de deux manières :
1.   Il est aujourd’hui déjà dans la gloire et s’occupe de nous depuis le ciel « nous voyons Jésus … couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2:9). Lis aussi Hébreux 4:14-16 et 7:25-27.
2.   Nous partagerons sa gloire lorsqu’il établira son règne de mille ans sur la terre « si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2:12). Lis aussi 1 Pierre 4:13 et Romains 8:17-18.

Suivons donc celui qui « nous a aimés et qui s’est livré lui-même pour nous » (Eph. 5:2) dans le chemin qu’il nous a tracé sur cette terre. Vivons dans sa communion et gardons nos yeux fixés sur lui, dans la gloire où il nous introduira bientôt.
« Que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5:15).



Auteur: Philip Graf