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Je désire donner cette réponse à mon Sauveur

Une réponse très personnelle
Dans les évangiles on ne trouve pas beaucoup de demandes que le Seigneur adresse à des personnes. Cependant on en trouve une à la fin de sa vie. Elle s’adresse également à nos cœurs aujourd’hui : « Et ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22 : 19).
C’est en ces termes que le Seigneur Jésus s’adresse à ses disciples durant la fête de la Pâque, le jeudi soir, lorsqu’il introduit le repas du souvenir (aussi appelé la cène). Environ 12 heures seulement après cela, il est attaché à la croix. Paul, plus tard, citera le Seigneur en ajoutant qu’il a prononcé ces paroles la nuit « qu’il fut livré » (1 Cor. 11 : 23). C’était la nuit durant laquelle notre Seigneur a été livré par Judas aux chefs des Juifs, par lesquels ensuite il a été condamné à mort.
Si quelqu’un transmet un message à ceux qui l’entourent pendant les dernières heures de sa vie, ces derniers le retiennent avec respect. Combien plus allons-nous donner suite de tout cœur à ce désir du Seigneur : « faites ceci en mémoire de moi ».

Pourquoi ce désir ?
Ce désir était l’un de ceux, peu nombreux durant la vie de notre Sauveur, qui l’ont concerné personnellement. Pourquoi l’a-t-il exprimé ? Etait-ce pour son profit ? Certainement pas. Le Seigneur Jésus ne recherche pas à tirer un profit personnel du fait que nous nous réunissons pour nous souvenir de lui. C’est simplement que son cœur aimerait se réjouir quand ses rachetés l’ont comme centre de leurs pensées et de leurs affections et comprennent quelque chose de la valeur infinie de son dévouement.

Ce « mémorial » ne concerne pas seulement nos propres cœurs mais devrait être davantage une « commémoration », visible, dans un monde qui ne veut pas de lui. Bien sûr, le Seigneur savait que les hommes oublient très vite. Et cela nous concerne aussi, nous les croyants. Mais ce serait mal estimer cet appel de Jésus si nous ne le comprenions que comme un remède à notre manque de mémoire.
Car lorsque le Seigneur adresse ces paroles à ses disciples, il est sur le point d’aller à la croix par amour pour nous et pour donner sa vie. Et à ce moment-là, il demande à ses disciples de se souvenir de ses souffrances et de sa mort, en mangeant du pain et en buvant à la coupe en mémoire de lui. Peut- on refuser une telle demande ? Notre Sauveur fait appel à notre sympathie de cœur, pour que nous donnions une réponse à son amour – en mémoire de lui.

Pas seulement en apparence
Il ne s’agit pas, en prenant part aux signes extérieurs de la cène (ou du baptême), de vouloir montrer à d’autres : « je suis en ordre, ne vous inquiétez pas pour moi ». Les Corinthiens se trouvaient dans ce danger (comp. 1 Cor. 10 : 1-5). Il ne s’agit pas non plus de faire cela, uniquement parce que le Seigneur l’a ainsi ordonné, bien que cela fasse partie des principaux privilèges de l’assemblée (l’Eglise) de Dieu. Ce serait obéir docilement mais ce serait trop peu pour notre Seigneur.
Le Seigneur cherche des cœurs qui s’ouvrent à son amour et qui désirent répondre à son dévouement. Le Seigneur t’adresse justement cette demande : « fai(te)s-ceci en mémoire de moi ». Mais personne ne peut répondre à cette demande tout seul. Cela implique la communion avec des frères et sœurs qui désirent aussi donner cette réponse au Seigneur : « Tu es le centre de nos cœurs, toi qui as donné ta vie dans la mort pour Dieu et pour nous, afin de nous racheter ». Mais tu dois néanmoins donner une réponse toute personnelle à son désir.

Cette réponse…
Bien entendu cela implique des conséquences dans ma vie – aussi en dehors du moment de la cène. Je ne peux plus vivre uniquement pour moi, je ne peux plus me laisser aller à pécher, je ne peux plus renier la personne du Seigneur. Il est digne que je donne aussi une réponse à son amour dans ma vie pratique ! Mais n’as-tu pas déjà confié ta vie au Seigneur lors de ta conversion ? Et si tu es baptisé, tu as aussi reconnu ce dont parle le baptême, que tu es mort avec Christ (comp. Rom. 6 : 3) et que tu désires le suivre fidèlement. Alors il n’y a aucune raison de repousser encore cette réponse, n’est-ce pas ?
Crains-tu devant cette responsabilité ? On ne saurait prendre à la légère la sainteté du Seigneur, ni « la cène » (1 Cor. 11 : 27). Mais n’est-ce pas de toute façon le désir du Seigneur que nous vivions dans la sainteté ? Personne n’est parfait, nous faillissons tous à plusieurs égards. Il t’aidera dans ta décision de vivre pour lui. Pour l’instant, réalise simplement son désir : « fai(te)s ceci en mémoire de moi ! ».
Tu vois beaucoup de fautes dans la vie de tes frères et sœurs. Peut-être es-tu même offensé par l’un ou l’autre comportement de tes frères et sœurs. Nous ne devrions pas et nous ne pouvons pas être indifférents quant au mal. Mais as-tu pris conscience tout d’abord de ce que ton Maître désire de toi ? Imagine-toi, que ton Seigneur se tienne devant toi en personne et te demande : pourquoi étais-tu absent dimanche passé ? Ou pourquoi n’as-tu pas encore répondu à mon désir ? Si tu rencontrais son regard plein d’amour, quelle serait ta réponse ?
« Fais ceci en mémoire de moi » - je désire donner cette réponse à mon Sauveur !

 



Auteur: Manuel Seibel
Auteur: - « Folge mir nach » 08/2011