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La joie

Des absolus - impossibles ?

« Réjouissez-vous toujours. Priez sans cesse. En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. » (1 Thess. 5:16-18)

« Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur : vous écrire les mêmes choses n’est pas pénible pour moi et c’est votre sûreté. » (Phil. 3:1)

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur: encore une fois, je vous le dirai: réjouissez-vous. » (Phil. 4:4)

Les versets 16 à 18 du chapitre 5 de la première épître aux Thessaloniciens sont très courts et très directs. Ils n’ont pas besoin de beaucoup d’explications, mais ils nous atteignent de façon percutante, comme des flèches. Ce qui frappe ici, c’est le caractère absolu de ces courtes phrases. « Réjouissez-vous toujours. Priez sans cesse. En toutes choses rendez grâces. » (5:16-18) Il n’y a pas d’échappatoire ! Et cela nous paraît trop. Mais pourtant, c’est Dieu qui nous le dit. Et si notre Père nous le dit, c’est que nous pouvons le réaliser ! Il désire que ce soit quelque chose d’habituel, et même de permanent. Cela nous touche et nous pousse à nous poser des questions : dans quelle mesure est-ce que nous réalisons ces choses ? Nous avons la possibilité de les faire, parce que Dieu nous en rend capables.
Dans l’épître aux Philippiens, nous voyons aussi ce que Paul dit de lui-même. Il y est question de joie mais aussi de tristesse. L’apôtre était, comme nous, sensible à ce qui l’entourait. Il était sensible à l’affection des Philippiens (1:7 et 2:2), et il a ressenti de la tristesse à cause de la maladie d’Epaphrodite (2:26-27). Il y a pour chacun de nous aussi des sujets de joie et des sujets de tristesse, et c’est bien normal. Mais pourtant, Paul encourage les Philippiens et il leur dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (4:4). Cela signifie que profondément en nous, en-dehors des circonstances, il y a un sujet de joie qui lui, est permanent. On a d’abord la joie de notre salut ! Mais cette joie, nous pouvons la perdre, par exemple si nous ne jugeons pas le péché dans notre vie, comme David l’a dit dans le Psaume 51:12 « Rends-moi la joie de ton salut ». Cette joie, c’est la joie en mon Sauveur. Mais je peux aussi avoir la joie en mon Seigneur : celui à qui je confie ma vie, celui qui me conduit, qui a toutes choses entre ses tendres mains. Et je peux me réjouir en lui !

La communion – source de joie

« Et vous donc, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira : et personne ne vous ôte votre joie. » (Jean 16:22)

« Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez. En ce jour-là, vous connaîtrez que moi je suis en mon Père, et vous en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. (…) Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »     (Jean 14:18-21,23)

Ces paroles étaient peut-être difficiles à comprendre pour les disciples mais maintenant, le Saint Esprit est venu habiter en nous et nous pouvons connaître le Seigneur Jésus d’une nouvelle manière. Cette intimité avec lui, nous pouvons l’avoir si nous gardons sa Parole (v. 21). Quelle profondeur dans ces versets ! Le Seigneur Jésus veut donner cette vraie joie en habitant dans nos cœurs. Mais il y a une condition : que notre cœur soit ouvert pour le reconnaître comme notre Seigneur et garder sa Parole. Et alors il vient à nous, parce qu’il veut se manifester à nous. Le Seigneur désire se révéler à nous; le connaître lui, c’est cela la vie chrétienne! Nous pouvons connaître Dieu comme Père, et Jésus comme Seigneur par l’Esprit Saint. Nous pouvons apprendre à avoir ce cœur à cœur avec lui et il nous donne cette joie que personne ne peut ôter.

Fortifiés en puissance par son Esprit

« C’est pour cela que je fléchis mes genoux devant le Père de notre seigneur Jésus Christ (…) afin que, selon les richesses de sa gloire, il vous donne d’être fortifiés en puissance par son Esprit, quant à l’homme intérieur; de sorte que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs. »         (Eph 3:14,16-17)

Pour qu’il n’y ait pas d’obstacles à cette intime relation avec le Seigneur Jésus, il nous faut être fortifiés par l’Esprit quant à l’homme intérieur pour que le Christ habite dans nos cœurs. Le désirons-nous ? Le Saint-Esprit habite en nous, mais il agit pour nous permettre de goûter la relation, la communion intime avec le Seigneur Jésus. Et alors, nous sommes capables de nous réjouir toujours ! Dans quelle mesure est-ce que je suis ainsi joyeux intérieurement ? Cela se verra forcément aussi extérieurement.

Témoignage

Pour ceux qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus personnellement, nous pouvons dire « même dans le rire, le cœur est triste » (Prov. 14:13). Leurs cœurs sont des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau et qui ont toujours soif (Jér. 2:13). Mais nous pouvons être des témoins en ayant cette joie profonde, indépendante des circonstances, sans recherche de plaisirs. Le Seigneur permet parfois des circonstances difficiles dans lesquelles nous pouvons manifester cette joie malgré tout.
Cela a été le cas des Thessaloniciens, par exemple : « Et vous êtes devenus nos imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la parole, accompagnée de grandes tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint. » (1 Thess. 1:6). Ils traversaient de grandes tribulations, mais avec la joie de l’Esprit Saint. Ce sont particulièrement dans des situations comme celles-là que nous devons « prier sans cesse ». Nous ne savons certes pas toujours ce qu’il faut demander, mais nous pouvons répandre nos cœurs devant Dieu, lui exposer nos situations.
Pouvons-nous rendre grâces en toutes choses ? Sommes-nous prêts à accepter de la main du Seigneur tout ce qu’il nous envoie, tout ce qu’il permet dans nos vies, même si nous ne pouvons pas le comprendre ? Il nous faut réaliser que Dieu permet parfois des difficultés dans notre vie « … pour te faire du bien à la fin » (Deut. 8:16).

Le Seigneur Jésus, l’Exemple suprême

« Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit accomplie. »          (Jean 15:11)
Le Seigneur Jésus a été l’Homme de douleurs. Il avait une sensibilité parfaite mais il a connu en même temps une joie accomplie. Et il désire que sa joie soit en nous ! Nous avons toutes les ressources pour que sa joie soit en nous. « Je vous ai dit ces choses… » Lisons par exemple le verset 9 : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. » L’amour du Seigneur Jésus pour les siens est comme l’amour du Père pour son Fils. Et nous pouvons avoir conscience de cet amour.
Le verset 10 nous enseigne un autre « comme » : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour; comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. » Il s’agit de garder ses commandements ! Ce n’est évidemment pas la loi, ni un ensemble de règles, mais le Seigneur Jésus nous a donné des principes concernant notre vie. Si nous désobéissons au Seigneur, nous sommes tristes – nous ne pouvons pas jouir de son amour si nous marchons dans un chemin de propre volonté. Nous devons garder ses commandements, comme lui a gardé les commandements de son Père. C’était même sa joie de les accomplir.
Que l’exemple parfait du Seigneur nous encourage et soyons obéissants à sa voix pour que nous puissions nous réjouir toujours, prier sans cesse et rendre grâces en toutes choses.



Auteur: D’après une méditation de J.-M. Allovon