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L’adoration

I. Introduction

Qu’est-ce que l’adoration? Certains disent «nous adorons dans tel ou tel lieu» - et entendent par là qu’ils y vont pour écouter un sermon. D’autres parlent de «culte», mais ont à l’esprit quelque performance musicale d’une chorale, d’un orchestre ou d’un groupe de musiciens. Mais est-ce cela que la Bible entend par adoration? Comme pour toutes choses, nous devons nous demander : «que dit l’Écriture?» (Rom. 4:3).
L’adoration selon la Bible est le fait de se prosterner devant Dieu, à titre individuel ou collectivement, en lui apportant une offrande qu’il peut accepter (voir Q.1).
Les questions et les réponses suivantes explorent cet important sujet en vue de nous encourager à devenir des adorateurs actifs. L’adoration est au cœur de la vie chrétienne. En tant que rachetés par le sang précieux de l’Agneau (1 Pi. 1:18-19), nous avons toutes les raisons de nous prosterner devant Dieu dans l’adoration.

 

II. La notion d’adoration

1. Qu’est-ce que l’adoration exactement?
L’adoration est l’acte de se prosterner [1] devant Dieu, reconnaissant et exprimant sa dignité: qui il est, ses attributs et toute sa personne. Voir, par exemple, Apocalypse 5:9: «Tu es digne». En ce sens, l’adoration consiste à offrir ou présenter quelque chose à Dieu (Q.7).
L’adoration est un élément central de la vie chrétienne, individuellement ou collectivement (Q.14). Nous avons été sauvés afin d’être des adorateurs, d’abord sur la terre (Jean 4:23) puis pour l’éternité (Apoc. 4:10-11; 5:9, 11-12).

2. L’adoration est-elle pareille à la louange ou aux actions de grâces?
Non, nous rendons grâces pour ce que nous recevons (voir Actes 27:35, 2 Cor. 9:15, 1 Thess. 1:2), nous louons quelqu’un pour ce qu’il a fait (Mat. 11:25, Luc 19:37, 1 Cor. 11:2, 17, 22;. 1 Pi. 2:14), mais nous adorons Dieu pour ce qu’il est (Luc 24:52, Jean 4:22-24, 9:38, Apoc. 5:9a). L’adoration n’est due qu’à Dieu seulement (Q.10), par contre il est bon et juste de remercier, voire de féliciter des hommes le cas échéant.
Les actions de grâces, la louange et l’adoration peuvent, bien sûr, être liées et offertes conjointement (Apoc. 5:9), ce qui est souvent le cas.

3. L’adoration est-elle une réaction spontanée ou une activité planifiée?
Elle est les deux à la fois. D’une part, des individus ayant été frappés par la grandeur de Dieu et par ses actions merveilleuses, se sont prosternés et ont adoré, spontanément. Exemples : le serviteur d’Abraham (Gen. 24:26) et Gédéon (Jug. 7:15).
D’autre part, nous savons que l’adoration est quelque chose que nous devons faire. Dieu mérite d’être adoré (voir Deut. 26:10, 1 Chr. 16:29, Ps. 29:2, 45:11, 95:6, 96:9, 99:5, 9, 132:7). Nous ne devrions pas «venir devant le Seigneur à vide» (Ex. 23:15, 34:20, Deut. 16:16). Des encouragements à l’adoration dans le Nouveau Testament se trouvent en 1 Pierre 2:5 et Hébreux 13:15.

 

III. Comment l’adoration dans l’Ancien Testament illustre-t-elle l’adoration chrétienne ?

4. Comment les croyants adoraient-ils au temps de l’Ancien Testament?
L’adoration dans l’Ancien Testament

  • était en grande partie matérielle et impliquait des sacrifices d’animaux, la présentation d’encens, de gâteaux, de premiers fruits, etc.
  • était régie par des cérémonies formelles strictes, comprenant des lieux saints, de saints vêtements, des sacrificateurs médiateurs, les ablutions rituelles, etc.
  • illustre l’adoration chrétienne (Q.5) – tout en étant fondamentalement différente (Q.6).

5. Quelles sont les principales images d’adoration dans l’Ancien Testament?
Les principaux types d’adoration de l’Ancien Testament sont les suivants:

            1. des autels construits par des particuliers
Noé, a bâti un autel et offert des animaux purs en sacrifice (Gen. 8:20). Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob ont construit des autels afin de s’approcher de leur Dieu (Gen. 12:7-8, 13:04, 18, 22:09, 26:25, 33:20, 35:1, 3, 7).
Ces autels nous enseignent des leçons importantes:

  • Les croyants doivent être des adorateurs.
  • Le culte est basé sur notre connaissance de Dieu (comme les autels ont été construits suivant une révélation particulière de Dieu et/ou d’expériences avec lui).

            2. des sacrifices sur l’autel d’airain, en particulier des holocaustes (Ex. 27; Lév. 1) Q.9
D’une part, ces sacrifices (Lév. 1-7, 16, Nom. 19, etc.) parlent de la vie (l’offrande de gâteau [2], Lév. 2) et de la mort de Christ. La signification typique des sacrifices est explicitement confirmée dans Ephésiens 5:2 (voir aussi Héb. 9 et 10). Les sacrifices montrent que la mort de Christ

  • a glorifié Dieu (holocauste)
  • est le fondement et le motif de la communion (sacrifice de prospérités)
  • a expié les péchés (sacrifice pour le péché), et
  • a réparé le dommage causé (sacrifice pour le délit).

D’autre part, certains de ces sacrifices, en particulier l’holocauste (Lév. 1), illustrent l’adoration elle-même: la pensée centrale dans ces sacrifices, c’est que quelque chose devait être offert à Dieu et que Dieu est satisfait de ce qui est offert («une odeur agréable» dans Lév. 1:9, 13, 17, etc.)
C’est Dieu qui a déterminé ce qui était et ce qui n’était pas une offrande acceptable pour l’adoration, ainsi que la façon dont elle devait être présentée. Chaque détail doit parler de son Fils.

            3. faire fumer l’encens sur l’autel d’or (Ex. 30:1-10)
Chaque matin, le souverain sacrificateur devait faire fumer de l’encens sur l’ autel d’or. L’odeur de l’encens - parlant des perfections du Christ - remplissait le sanctuaire tous les jours. Ce type illustre le fait que nos prières ainsi que notre adoration reposent sur la pleine suffisance de Christ.
Quand Aaron entrait dans la présence de Dieu le grand jour des propitiations, il devait mettre «l’encens sur le feu, devant l’Eternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas.» (Lév. 16:13). Cela souligne notre privilège de pouvoir «entrer» et nous «approcher» (Héb. 10:19,22) dans la présence de Dieu pour adorer - sachant que nous avons été «rendus agréables dans le bien-aimé» (Eph. 1:6).

            4. la présentation de la corbeille des prémices (Deut. 26)
Il y a quelques leçons pratiques que nous pouvons tirer de Deutéronome 26:

  • Il nous faut d’abord recueillir les fruits (être occupés de Christ) afin d’avoir matière à offrir dans le culte.
  • Dieu en premier (ce sont les prémices, et non les restes, qui devaient être offerts).
  • Les fruits devaient être frais et ne pouvaient pas être stockés longtemps. Cela montre que ce que nous offrons à Dieu doit être frais, nous devrions jouir nous-mêmes des choses dont nous parlons dans le culte.

 

IV. Le culte chrétien

6. En quoi le culte juif est-il différent du culte chrétien?
Après avoir examiné le système du culte juif décrit dans l’Ancien Testament, nous devons réaliser qu’il est fondamentalement différent du culte chrétien:

  • Le culte juif était basé sur des matières. Le culte chrétien, par contre, est spirituel («en esprit», voir Q.9).
  • Le culte juif se composait essentiellement d’ombres, tandis que le christianisme est la réalité, la «vraie chose»: ce dernier est «l’image même des choses» (Héb. 10:1; voir aussi Col. 2:17).
  • Le culte juif anticipait ce qui se passerait à la croix. Le culte chrétien est basé sur l’œuvre achevée de Christ (Héb. 9:12, 14).
  • Il était caractérisé par du sang versé de manière répétée (Héb. 10:1). Le culte chrétien est basé sur le fait que l’œuvre est accomplie. Le sang a été versé «une fois pour toutes» (Héb. 9:12, 26; 10:12).
  • Il était marqué par des classes distinctes : le souverain sacrificateur, les sacrificateurs, les Lévites, et le reste du peuple. Dans le christianisme, Christ est le «souverain sacrificateur». Tous les croyants sont sacrificateurs (1 Pi. 2:5; Apoc. 1:6) et ont un accès direct pour s’approcher de Dieu (Eph. 2:18; Héb. 10:19-22).
  • Le culte juif n’a rien rendu parfait (Héb. 9:8; 10:1, 4). Les adorateurs chrétiens ont été rendus parfaits  (Héb. 10: 14), ils ont la conscience tranquille et la liberté de s’approcher de Dieu dans l’adoration.
  • Il s’adressait à l’Éternel (Jéhovah, Yahvé, voir Gen. 13:18; Deut. 26:4). Les chrétiens connaissent Dieu comme Père et, par conséquent, ils adorent le Père (Jean 4:23), et le Seigneur Jésus, son Fils (Q.10).
    L’usage par les chrétiens de vêtements particuliers, d’autels, d’encens au sens propre, d’une classe spéciale de sacrificateurs, etc…, représente un retour au judaïsme - ce contre quoi l’épître aux Hébreux met en garde en termes non équivoques.

7. Que pouvons-nous apporter à Dieu dans le culte chrétien?
En tant que chrétiens, nous n’offrons pas des sacrifices matériels comme le faisait Israël, mais des sacrifices spirituels (1 Pi. 2 :5). Dans notre adoration, nous exprimons en paroles ce que les sacrifices de l’Ancien Testament illustraient comme types: ce que Christ est et ce qu’il a fait sur la croix. Ceci sera l’objet de l’adoration dans l’éternité future (voir Q.19).
Le Seigneur Jésus lui-même avait annoncé cette nouvelle forme d’adoration (spirituelle) (Jean 4:21, 23; voir Q.9). L’épître aux Hébreux démontre en détail la supériorité du culte chrétien.

8. Comment savons-nous que Dieu accepte ce que nous apportons?
1 Pierre 2:5 dit que les sacrifices spirituels sont «agréables à Dieu par Jésus-Christ». Qu’ils soient acceptables n’est pas fondé sur ce que nous sommes par nature ou dans notre vie pratique, ni sur notre éloquence, ni non plus sur la grandeur du bâtiment utilisé, mais uniquement sur le Seigneur Jésus. Nos paroles peuvent être simples, mais si elles sont sincères et parlent de Christ et de son œuvre, Dieu se plaît à les accepter.

Cela dit, Dieu désire que notre vie quotidienne et notre adoration soient conformes à sa Parole. Sinon, il ne pourra pas accepter ce qui est offert. Dieu n’a pas eu égard au sacrifice de Caïn (Gen. 4:5) parce qu’il était basé sur le principe de la «justification par les œuvres», présenté sans la foi et dans l’ignorance de la nécessité d’un sacrifice pour s’approcher de Dieu. Amos devait dire au peuple d’Israël que Dieu n’accepterait pas leurs sacrifices en raison de leurs actions (Amos 5:21ss). Si nous avons déshonoré le Seigneur nous devons nous juger nous-mêmes (1 Cor. 11:31). Ainsi, nous pouvons nous approcher de Dieu pour l’adorer.

9. Qu’est-ce que l’adoration «en esprit» et «en vérité»?
Le Seigneur Jésus a utilisé cette expression dans sa conversation avec une femme samaritaine (Jean 4). Elle était habituée à une adoration purement extérieure et cérémonielle basée sur des rituels juifs. Le Seigneur lui explique qu’une nouvelle période allait commencer, et avec elle une nouvelle forme d’adoration : «Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité» (v.23).

Adorer «en esprit» révèle que :
            1. L’adoration chrétienne est spirituelle par opposition à l’adoration matérielle.
            2. Le Saint-Esprit guide l’adorateur chrétien dans ce qu’il faut exprimer devant Dieu.

Adorer «en vérité» véhicule l’idée que :
            1. L’adoration est basée sur la vérité révélée. En tant que chrétiens, nous avons la pleine révélation de Dieu et de sa volonté. C’est sur cette base que nous sommes appelés à adorer.
            2. L’adoration doit être réelle. Il s’agit de penser à ce que nous disons et pas seulement réciter quelque chose ou honorer des lèvres (Mat. 15:8; Es. 29:13).

10. Qui adorons-nous?
L’adoration revient à Dieu, et jamais à des créatures, que ce soit des hommes, des anges, ou toute autre chose (Ex. 20:2-5; Deut. 6:13; Mat. 4:10; Actes 10:25-26; 14:13-18; Apoc. 19:10; 22:9; voir aussi Jean 4:24; 1 Cor. 14:25).

En particulier:
            1. Nous adorons le Père (Jean 4:23-24;). Il est dit que «le Père» cherche des adorateurs. Le nom de Père est utilisé ici pour montrer qu’il cherche l’adoration de ceux qui sont conscients de leur relation avec lui comme leur Père (voir aussi Eph. 1:3; 3:14; 5:20; etc.) Nous l’adorons pour ce qu’il est (Q.2) et pour ses plans merveilleux (Eph. 1 et 3).
            2. Nous adorons aussi le Fils. Bien qu’il soit devenu homme, il a toujours été et il est Dieu. Il est digne d’être adoré. Même quand il était sur la terre, il a accepté l’adoration des hommes (Mat. 14:33; Jean 9:38). Quand il est monté au ciel, les disciples lui ont encore rendu hommage (Luc 24:52). Maintenant que le Fils est venu, il est impossible de vraiment honorer le Père sans donner honneur au Fils (Jean 5:23).
            3. Nous n’adorons pas le Saint Esprit car nous ne trouvons nulle part dans la Bible que quelqu’un adore ou prie le Saint Esprit. Nous sommes exhortés à prier par le Saint-Esprit (Eph. 6:18; Jude 20) et nous «adorons par l’Esprit de Dieu» (Phil. 3:3).

11. De quel don ai-je besoin pour adorer?
Aucun - ni pour l’adoration personnelle ni pour le culte collectif. Chaque chrétien peut s’incliner devant le Seigneur. Ce n’est pas une question de don. Aucune des listes de dons ne mentionne l’adoration (voir Rom 12,... 1 Cor 12, Eph 4:11ss). Les dons sont pour l’édification du Corps : pour le salut des pécheurs et le développement spirituel des croyants (Eph. 4:12). L’adoration s’adresse à Dieu. Ce n’est pas une question de connaissance, mais plutôt une question d’affection et de piété.

12. Qui peut adorer et quelles sont les conditions requises?
La première condition c’est d’être sauvé. Seuls ceux qui ont été rachetés et ne sont plus sous la puissance de Satan seront en mesure d’adorer. Ceci est illustré par le fait qu’Israël ne pouvait pas adorer en Egypte, mais devait d’abord être racheté (par le sang de l’agneau) et délivré (par la traversée de la mer Rouge).
Les croyants aussi ont besoin d’être libérés pour goûter la présence de Dieu. La connaissance de l’œuvre achevée de Christ, de la sécurité éternelle du croyant et de la purification d’une mauvaise conscience (Héb. 9:12, 14; 10:22) donnera au croyant la liberté de s’approcher de Dieu dans l’adoration (Héb. 10:19).

13. L’adoration est-elle vraiment utile ?
Le Seigneur Jésus, en Jean 4:23, déclare: «car le Père en cherche de tels qui l’adorent», donc des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité. Cela est d’autant plus remarquable qu’il n’est jamais dit qu’il cherche des docteurs, des pasteurs, des évangélistes, - ou autre. Cela montre combien Dieu prend plaisir à la réponse des cœurs qui l’adorent.
En Jean 12, l’adoration est illustrée par l’acte de Marie qui a répandu le parfum de nard pur de grand prix de telle sorte que l’odeur a rempli la maison. Judas a considéré cela comme une perte. Pour lui, l’argent aurait été mieux utilisé pour répondre aux besoins des hommes (idée de la philanthropie). Mais le Seigneur prend la défense de Marie: «Permets-lui d’avoir gardé ceci pour le jour de ma sépulture. Car vous avez les pauvres toujours avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours ». Dépenser son énergie ou d’autres ressources pour l’adoration n’est pas une perte. L’adoration est la cause la plus digne. Elle est la forme de service la plus élevée parce qu’elle s’adresse à Dieu en contraste avec tout autre service qui cherche souvent à répondre aux besoins matériels ou spirituels des hommes.
Après les 70 ans de captivité, quand une minorité de Juifs retournèrent à Jérusalem, la première chose qu’ils firent fut de rétablir l’autel (Esd. 3:2-3). L’adoration était leur priorité absolue.

14. L’adoration est-elle une activité individuelle ou collective?
Les deux. D’une part, nous trouvons de nombreux exemples de personnes individuelles qui adoraient Dieu ou le Seigneur Jésus (par exemple Jean 9:38). D’autre part, c’est comme «sainte sacrificature» (non comme sacrificateurs ou comme individus), que nous offrons des sacrifices spirituels (1 Pi. 2:5). En ce sens, c’est une activité collective.
Le Seigneur trouve son plaisir en toute personne s’inclinant devant lui, reconnaissant sa grandeur, son amour et sa grâce, cependant l’adoration collective s’élève souvent à un niveau beaucoup plus élevé que l’adoration individuelle (ceci du fait que nous sommes réunis en son Nom (Mat. 18:20), nos yeux étant fixés sur lui, nous sommes conduits d’une manière particulière par le Saint-Esprit, et l’adoration des différents cœurs individuels est mutuellement renforcée: ce qu’un frère exprime en adoration donne lieu à une nouvelle pensée chez un autre frère.)

15. Y a-t-il une réunion d’assemblée réservée à l’adoration (collective)?
Il y a trois réunions d’assemblée régulières dans le Nouveau Testament: pour la prière (Mat. 18:19; Act. 12:5); pour l’édification (1 Cor. 14:29), et pour la fraction du pain (Act. 20:07; 1 Cor. 11:23ss). La dernière d’entre elle est naturellement le plus souvent liée à l’adoration. Alors que le but de cette réunion est de rompre le pain en souvenir du Seigneur (1 Cor. 11:24-25) et d’«annoncer» sa mort (1 Cor. 11:26), il serait très anormal que la méditation des souffrances et de la mort de Christ ne nous conduise pas à l’adorer lui ainsi que le Père qui a été révélé par la mort de Christ.
Bien sûr que l’adoration peut également avoir lieu lors d’autres réunions (p.ex. aux réunions de prière ou d’édification, ou même en dehors des réunions d’assemblée).

16. Quels sont les rôles respectifs des frères et des sœurs quant à l’adoration?
Les frères et les sœurs sont tous des sacrificateurs (1 Pi. 2:5; Apoc. 1:6) et chaque frère, chaque sœur peut adorer le Père et le Fils. Lors du culte en commun, les frères donnent l’expression audible de l’adoration, apportant devant Dieu l’adoration des cœurs de ceux qui sont réunis. L’accent est mis sur l’activité collective - c’est-à-dire frères et sœurs adorant comme unis ensemble. Cela est mis en évidence lorsque les frères et sœurs chantent ensemble une hymne et aussi lorsqu’un frère prie à haute voix, s’exprimant au nom de ceux qui sont réunis. Durant les moments de silence, tant les frères que les sœurs peuvent adorer en silence, dans leurs cœurs. Cette adoration silencieuse est magnifiquement illustrée par l’odeur du parfum de Marie - inaudible - remplissant la maison (Jean 12:3). Le Seigneur a trouvé sa satisfaction (pas tellement dans l’odeur en elle-même mais) dans les affections qui ont poussé ce cœur à lui offrir ce parfum.

17. Où dois-je adorer?
Dans un sens, nous pouvons adorer partout, à la maison comme aussi loin de la maison, pour autant que les circonstances le permettent. Si nous avons la possibilité d’être occupés de Christ, nous pouvons adorer dans nos cœurs et, si possible, avec nos lèvres (voir Apoc. 1 :9-10).
Dans un autre sens, quand il s’agit de l’adoration collective, Dieu veut que nous soyons au bon «endroit». Ce n’est plus un lieu physique ou géographique comme c’était le cas dans l’Ancien Testament (Deut. 12; 26:1), mais un lieu spirituel : être réunis au nom du Seigneur Jésus (Matt. 18:20). En tant que chrétiens, nous avons à rechercher d’autres chrétiens désirant se réunir au nom du Seigneur Jésus, reconnaissant son autorité (sa Parole) et lui donnant la place centrale («au milieu»: Jean 20:19). Voilà l’endroit pour l’adoration collective dans le Nouveau Testament.

 

V. Divers

18. L’idée d’avoir un «leader de louange» est-elle biblique?
Non. S’il est vrai que dans l’Ancien Testament, il y avait un «chef de musique» (comme les titres de nombreux psaumes l’indiquent), nous ne trouvons pas cette notion dans le Nouveau Testament. Le Seigneur Jésus est maintenant le «chef de musique», celui qui conduit l’adoration (Héb. 2:12). Les réunions d’assemblée sont guidées par le Saint-Esprit en sorte que chaque frère peut y contribuer (1 Cor. 14:26). Ce modèle divin est très différent de l’idée d’un leader de louange qui planifie à l’avance ce qui sera dit et par qui.

19. Y aura-t-il un culte dans le ciel?
Certainement. Le ciel sera caractérisé par l’adoration. Dans l’Apocalypse, nous trouvons cinq occasions d’adorer dans le ciel, à chaque fois sous un aspect particulier:
•  adoration du Créateur (4:10-11);
•  adoration de l’Agneau (5:12-14);
•  adoration de la part de la grande foule (7:9.11);
•  adoration quant à la mise en place du royaume (11:16-17);
•  adoration quant au jugement de la grande prostituée et aux noces de l’Agneau (19:1-7).
Les 24 anciens symbolisent les croyants rachetés qui sont passés par la mort. Leur cantique nouveau (5:9) parle de la personne de Christ («tu es digne»), de l’œuvre de Christ («tu as été immolé»), des résultats de son œuvre pour Dieu («tu as acheté pour Dieu») et pour nous («tu les as fait rois et sacrificateurs, et ils régneront sur la terre »). Chacun de ces quatre thèmes du cantique nouveau fait déjà partie du culte chrétien aujourd’hui. En ce sens, le cantique nouveau a déjà commencé.

 

[1] Pas nécessairement dans la posture physique, mais dans l’attitude
[2] Cette perfection dans sa vie est également illustrée par certains détails d’autres sacrifices (par exemple, «sans défaut» (Lév. 1:3) et «sans défauts et sans taches» (1 Pi. 1:19)). C’était un prérequis pour sa mort expiatoire.



Auteur: Michael Hardt
Auteur: - Adapté de FAQ-Worship