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L’évangile glorieux de Dieu

Cet article est paru dans un ancien périodique chrétien s’adressant particulièrement aux jeunes croyants. Bien que l’auteur ait écrit ces lignes il y a presque 100 ans, elles sont encore aujourd’hui bien adaptées pour nous encourager à lire la Parole de Dieu, et particulièrement l’épître aux Romains qui nous présente le salut merveilleux que Dieu à opéré pour nous en Christ.

L’une des premières questions que se pose un jeune croyant est peut-être : « Que dois-je lire ? Comment puis-je mieux connaître ces choses précieuses desquelles, jusqu’à présent, je ne sais pratiquement rien ? »
Quand nous étions jeunes, nous avons entendu un serviteur du Seigneur lors d’une réunion d’édification il y a de nombreuses années. Il raconta à l’assistance que juste après s’être décidé pour Christ, il s’enquit auprès d’un chrétien plus âgé : « Que dois-je lire ? » La réponse fut : « Lis les huit premiers chapitres de l’épître aux Romains ». C’est ce qu’il fit, et comme prévu, informa son ami de la chose, lui demandant : « et maintenant ? ». La réponse fut : « Lis-les de nouveau ». Une fois de plus, il lut ces chapitres, retourna chez son conseiller pour annoncer son avance, et réitéra sa demande quant à la suite. Son ami lui conseilla : « Relis ces huit chapitres encore huit fois ». Le prédicateur nous raconta que c’est ce qu’il fit ; et bien que ’il soit âgé maintenant et à la retraite, il nous dirait, si on le lui demandait, qu’il a remercié Dieu encore et encore pour cet heureux commencement, et que pour lui, Romains 1 à 8 sont toujours infiniment chers à son cœur.
Nous désirons passer ce conseil à nos chers jeunes amis chrétiens, et si nos lecteurs plus âgés désirent joindre notre cercle de lecture, nous sommes sûrs qu’ils aimeront cette magnifique portion de l’Ecriture bien plus que jamais auparavant.
Le sujet de cette Epître, comme le premier verset l’indique, est

L’EVANGILE.

Alors que nous lisons et relisons ces chapitres dans la présence de Dieu et sous la direction du Saint Esprit de Dieu, nous nous exclamerons : « c’est tout simplement glorieux ! » Alors que nous cherchons à mesurer sa hauteur, sonder sa profondeur, et comprendre sa largeur et sa longueur, nous serons tous d’accord que nous pouvons tout aussi bien parler de ces passages comme étant

L’EVANGILE GLORIEUX DE DIEU.

Nous proposons de ne parcourir que les dix-huit premiers versets qui forment une introduction à toute l’Epître, et qui nous disent ce qu’est l’évangile.

I. Nous avons déjà considéré

LA SOURCE DE L’EVANGILE.

Il s’agit de « l’évangile de Dieu ». Ce n’est que dans le cœur de Dieu que celui-ci pouvait être conçu, et ce n’est que dans Sa pensée de sagesse infinie qu’il pouvait être planifié. Pensez-y ! Cet évangile est si simple qu’un enfant peut le comprendre, le croire et être sauvé ; il est si profond, que le croyant plus âgé, plus mature, se perd dans sa contemplation merveilleuse.
Ce n’est cependant pas surprenant. Nous pouvons considérer ce qu’est l’évangile : le déploiement du cœur de Dieu. Nous pensons à ce que fait l’évangile : il prend des hommes et des femmes de l’abîme du péché (chapitres 1, 2 et 3), et il les rend non seulement capables d’entrer au ciel, mais il propose de les rendre conformes à l’image du Fils de Dieu (chapitre 8).

II. Nous apprenons qui est

LE SUJET DE L’EVANGILE.

Peut-être pensions-nous que c’était nous-mêmes, mais nous ferions un sujet bien pitoyable. L’évangile est pour les pécheurs, mais il n’est pas à-propos des pécheurs. Non ! Il est « touchant son Fils » (Rom. 1 :3). Voyez comment Il est présenté : « Jésus Christ, notre Seigneur » (Rom. 1 :4). Ayant accompli la rédemption, il a été ressuscité des morts, et Dieu l’a fait « et Seigneur et Christ » (Actes 2:36). « Né de la semence de David, selon la chair ». En Lui, ressuscité des morts, chaque promesse de Dieu est établie. « Déterminé Fils de Dieu, en puissance, selon l’Esprit de sainteté, par la résurrection des morts » (Rom. 1 :4). Il a démontré cela dans les jours de sa chair quand Il appela Lazare hors du tombeau. Et cela a été prouvé au-delà de toute question par sa propre résurrection triomphante. Si la Source de l’Evangile est divine, une Personne divine en est le merveilleux Sujet.

III. Nous remarquons

LE SERVICE DE L’EVANGILE

« Car Dieu, que je sers dans mon esprit dans l’évangile de son Fils, m’est témoin » (Rom. 1 :9). Le début et la fin de la vie chrétienne de Paul était l’évangile. La prédication de l’évangile, par sa vie ou par ses lèvres, était sa seule préoccupation. Nous voulons dire maintenant que le service de l’évangile incombe à chaque vrai croyant, du plus jeune au plus âgé, et que s’il y en a qui ne s’y engagent pas, ils manquent à la seule raison pour laquelle Dieu les a laissés dans ce monde.
Il se peut que ce ne soit pas un service public, soit sur le terrain missionnaire, soit dans notre patrie. Mais cela peut être dans l’isolation de quelque hameau perdu au milieu de nulle part, cela peut être dans la besogne à la cuisine, ou dans le confort du salon, dans la tournée quotidienne du livreur, ou encore dans le travail professionnel, etc. etc. etc., cela peut être une parole dite au bon moment avec beaucoup de crainte et de tremblement, mais par-dessus tout, cela devrait être la vie qui s’épelle en six lettres : CHRIST. Mais nous ne devons pas, nous ne pouvons pas, nous n’avons pas le droit d’essayer d’échapper au service de l’évangile.

IV. Nous voyons ensuite

LA PORTEE DE L’EVANGILE

« Je suis débiteur et envers les Grecs et envers les barbares, et envers les sages et envers les inintelligents : ainsi, pour autant qu’il dépend de moi, je suis tout prêt à vous annoncer l’évangile, à vous aussi qui êtes à Rome » (Rom. 1 :14,15). La portée de l’évangile était, et est, illimitée. Chacun doit l’entendre.
Peut-être ne sommes-nous pas capables d’aller dans des pays éloignés, ni même de quitter notre propre ville ou village, mais nous pouvons l’annoncer à notre voisin d’à-côté, et le vivre devant lui, tout en travaillant avec ferveur et constance en prière pour ceux qui ont le privilège et l’honneur de le proclamer à des plus grandes foules. Souvenons-nous, « Dieu a tant aimé le MONDE », la portée de l’évangile est donc mondiale.

V. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre

LA SUPREMATIE DE L’EVANGILE

Et nous n’avons pas besoin non plus de nous étonner que, alors que sa magnificence remplissait et passionnait l’âme de l’Apôtre inspiré, il écrive : « je n’ai pas honte de l’évangile » (Rom. 1 :16). Ne devons-nous pas parfois examiner nos cœurs si nous n’en avons pas honte ? Ne rougissons-nous pas occasionnellement ? Notre voix ne tremble-t-elle pas, ou n’utilisons-nous pas un ton d’excuse quand nous en parlons ? Ou allons-nous même parfois jusqu’à ne pas saisir des occasions que le Seigneur nous présente ? Ou alors sommes-nous si captivés par l’évangile, de sa provenance, du message qu’il apporte, et de l’effet qu’il produit, que nous en sommes positivement fiers ?

VI. Nous nous sentons bien, quand nous considérons

LE SUCCES DE L’EVANGILE

« Car il est la puissance de Dieu en salut à quiconque croit » (Rom. 1 :16). La puissance de l’évangile est proportionnée à « l’excellente grandeur de sa puissance… qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; - et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes » (Eph. 1:19-20). Il n’y a rien que la puissance de Dieu ne puisse effectuer, par conséquent, il n’y a rien que l’évangile de Dieu ne puisse accomplir. Allez donc, vous, prédicateurs de l’évangile, et si nous sommes laissés ici pendant cette année de grâce, 1927, prêchez l’évangile, étant assurés de sa puissance infinie.

VII. Et avec cela, en terminant, nous découvrons

LE SECRET DE L’EVANGILE

« Car la justice de Dieu y est révélée » (Rom. 1 :17). L’un des lecteurs dirait-il : « je n’aime pas ce mot, j’aurai plutôt attendu du texte qu’il parle de l’amour de Dieu ». Lis Romains 1 à 8, cher ami, lis-les encore, lis-les huit fois, et quand tu auras fini, nous pensons que tu diras, « maintenant je comprends pourquoi le secret de l’évangile est la justice de Dieu, et avec une plus grande crainte de sa justice, j’ai une meilleure appréciation de son amour. »

Examiner plus en détail ce grand secret demanderait tout un livre, et même alors, nous ne pourrions qu’en frôler la surface. Peut-être que si nous nous arrêtons ici, l’éditeur nous permettra de reprendre ce sujet à une date future quelconque, si le Seigneur le permet, quand nous aurons tous eu le temps de lire ces huit chapitres huit fois.
En attendant, mettons de côté ce papier, prenons le Livre, et lisons Romains un à huit d’un seul trait, et que Dieu bénisse chacun de nous.



Auteur: W. Bramwell Dick