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"Un si grand salut" - recommendation de livre

« Un si grand salut, qui, ayant commencé par être annoncé par le Seigneur,
nous a été confirmé par ceux qui l'avaient entendu,
Dieu rendant témoignage avec eux par des signes et des prodiges,
et par divers miracles et distributions de l'Esprit Saint, selon sa propre volonté »
Héb 2:3-4

Le salut a une portée très large. Il comprend toutes les bénédictions qu’apporte l’évangile. Non seulement le pardon des péchés, mais également tous les conseils d’amour de Dieu pour ses enfants et pour la gloire du Seigneur Jésus.

En approfondissant une à une ces bénédictions, l’étude détaillée d’un des aspects du salut nous réjouira et nous permettra chaque fois un progrès spirituel et nous conduira à une louange renouvelée.

Nous te recommandons vivement le contenu de ce livre et t’en proposons un aperçu dans cet exemplaire.

Vue d’ensemble

Lorsque nous contemplons les dégâts causés par le péché, nous entrevoyons alors la plénitude de la réponse divine apportée par l’évangile.

Le péché a provoqué :

  • la culpabilité qui demande le pardon
  • la condamnation qui appelle la justification
  • l’esclavage qui nous fait désirer la rédemption
  • l’éloignement et l’inimitié quant à Dieu qui rendent nécessaire la réconciliation
  • les dangers de toutes sortes qui requièrent le salut
  • la profanation et la souillure pour lesquelles il nous faut la sanctification
  • la corruption qui a affecté les ressorts les plus profonds de notre nature et nécessite la nouvelle naissance
  • notre mort spirituelle qui nécessite la vivification pour que notre vie puisse être pour Dieu
  • une absence de force qui doit être compensée par une puissance que nous recevons de Dieu par le don du Saint Esprit qui habite en nous

Le pardon
Quelle joie d’être pardonné ! Un enfant éprouve cela très jeune lorsque sa conscience s’éveille. De même, le besoin du pardon de Dieu, résultant du sentiment de culpabilité devant lui, est souvent le premier signe que l’Esprit a commencé d’agir en quelqu’un.
Le pardon se fonde sur la justice divine. Christ est mort pour porter les péchés des rachetés ; il en a subi le châtiment complet. Aussi Dieu est-il maintenant juste en recevant comme pardonnés ceux qui viennent à lui par Christ. Sa justice est satisfaite à propos de leurs fautes.

La justification
Dans sa grâce, Dieu nous pardonne ; même plus il nous justifie. Etre justifié, c’est être dégagé de toute accusation qui pourrait être portée contre nous. Être condamné, c’est le contraire, , de même qu’être coupable est opposé à être pardonné. La justification libère donc le croyant de toute accusation et de toute sentence que devrait prononcer contre lui le tribunal divin. Mais ce n’est pas tout : la justification n’a pas seulement le caractère négatif d’être libéré de la condamnation. Elle enrichit le croyant d’une justice à la fois positive et divine.

La rédemption
Si l’évangile proclame le pardon et la justification, il révèle aussi Dieu comme Rédempteur. Dieu veut libérer l’homme de toutes les formes d’esclavage dans lesquelles il se débat. La liste en est bien triste : passions qui le gouvernent (ex. amour de l’argent), craintes diverses, obligations religieuses ou mondaines (ex. poursuite d’une vie sociale épanouissante), et par-dessus tout, assujettissement à la puissance du diable (ex. idéologies ou pratiques superstitieuses). Combien l’homme a besoin d’être libéré ! Avec la justification nous avons trouvé la notion de tribunal divin. Avec la rédemption nous voyons apparaître celle de l’esclavage de l’homme. Des forces adverses l’assujettissent et lui font perdre ce à quoi Dieu le destinait. Etre racheté, c’est être relevé d’un triste état duquel on ne peut sortir seul. Le rédempteur, autrement dit le « racheteur », est celui qui nous délivre et nous permet de jouir des bénédictions divines.

La réconciliation
Un enfant a-t-il fait une fugue ? Il est coupable, il a besoin de pardon. Eloigné du foyer paternel, est-il tombé en de mauvaises compagnies ? Il doit en être délivré, racheté. Sous ces tristes influences, a-t-il pris en dégoût la maison paternelle ? Il faut le réconcilier. De la même manière, si le pardon et la justification nous sont nécessaires à cause de notre culpabilité ainsi que la rédemption à cause de notre asservissement au péché, la réconciliation nous est indispensable parce que nous étions devenus ennemis de Dieu. Le péché nous avait éloignés de lui et nous étions dans une complète indifférence à son égard, ou même en opposition ouverte. La réconciliation répond à ce triste état en nous ramenant dans la présence de Dieu, goûtant une paix parfaite et jouissant de son amour. C’est une des bénédictions les plus positives de l’évangile.

Le salut
« Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » (Actes 16:30). Question fondamentale pour l’homme qui comprend soudain qu’il est perdu. « Etre sauvé », résume bien souvent tout ce dont une âme a besoin et, Dieu en soit béni, tout ce que l’évangile vient lui offrir. Le salut a une portée très large ; il implique tout à la fois le pardon, la justification, la rédemption et la réconciliation. C’est pour cela que la Parole de Dieu parle d’un « si grand salut » (Héb. 2:3). Cette expression réunit les différentes interventions de Dieu en faveur de l’homme.

La sanctification
La sainteté est un attribut essentiel de Dieu. Elle caractérise aussi les croyants puisque nous sommes désignés comme les « sanctifiés dans le Christ Jésus » (1 Cor. 1:2). Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la sanctification signifie dans son sens initial : séparation, mise à part pour Dieu (voir par exemple 1 Chr. 23:13 et Jér.1:5). Cela suggère un détachement de la vie ordinaire afin que le croyant appartienne à Dieu pour son service et sa satisfaction. Pour bénir une personne, Dieu commence par la mettre à part pour lui-même afin qu’elle ne soit plus associée au mal.

La nouvelle naissance
« Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3:7). Le Seigneur lui-même a présenté cette indispensable  « nouvelle naissance » tout au début de son enseignement. Elle n’est pas une œuvre extérieure au croyant, comme la justification, mais une opération intérieure, impérative au début de la vie chrétienne. « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 2:23-25). Si la nouvelle naissance est indispensable pour voir le royaume de Dieu, elle l’est encore davantage pour y entrer. L’homme naturel ne peut absolument rien faire pour cela. C’est une question de nature et donc de naissance.

La vivification
Le péché nous a plongés dans la mort spirituelle. Pour que notre vie puisse être de Dieu, il nous faut être vivifiés (« vivifier » vient de « faire vivre »). Cet état de mort spirituelle est à la base de cette déclaration : « il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu » (Rom 3 :11). Le verset précédent avait affirmé qu’il n’y a pas même un seul juste, ce qui est extrêmement fâcheux, mais moins grave que le fait qu’il n’y ait personne qui comprenne, personne qui soit intelligent dans les choses de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’absence d’actes justes, mais d’une complète incapacité spirituelle. Pis encore, à cette incapacité s’ajoute une absence de désir : il n’y a personne qui désire comprendre ou rechercher Dieu. Dès que nous prenons conscience de ces faits solennels, nous réalisons que notre unique espérance est en Dieu. Dans sa miséricorde, lui seul peut prendre l’initiative de nous relever, et c’est ce qu’il fait. Et comment le fait-t-il ? Par une réforme, par l’éducation, par la morale ? Rien de tout cela, car nous sommes totalement morts quant à Dieu. Rien ne peut être amélioré avant qu’il ne nous ait donné la vie. C’est la vivification, et Dieu seul peut la produire.

Le don du Saint Esprit
Sans force, sans aucune énergie pour faire le bien… tel est l’état où le péché a fait tomber l’homme. Non seulement il est devenu esclave du péché, ce qui nécessite la rédemption, mais il est réduit à un état d’impuissance, ne pouvant ni plaire à Dieu ni le servir.
Pour compenser cette absence de force, nous devons posséder une puissance. Elle nous est indispensable, tant pour nous délivrer de notre paralysie interne produite par le péché, que pour nous permettre de servir le Seigneur dans les diverses circonstances extérieures. Dieu nous a donné cette puissance, et ce qui est merveilleux, c’est qu’il a envoyé pour cela son Esprit afin qu’il habite en nous.

La nouvelle Création
« Selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (2Pi. 3:13). Espérance suprême de tous les rachetés, la nouvelle création est le point ultime auquel l’évangile nous conduit. Dieu introduit la nouvelle création parce qu’elle répond à sa propre nature. Nous avions besoin d’être pardonnés, justifiés, restaurés par rapport à tout les ravages causés par le péché, mais nous pouvons difficilement dire que nous avions besoin d’être « créés dans le Christ Jésus » (Eph. 2:10). Ce merveilleux événement s’insère dans le plan de Dieu pour satisfaire son cœur.

Conclusion

Que ces quelques lignes puissent nous aider à croître dans la connaissance du salut et de son Auteur. Ainsi nos cœurs seront-ils toujours davantage portés aux actions de grâce et à la louange envers Dieu.



Auteur: Adapté de « The Great Salvation » F.B. Hole